Total War Rome II [Test/PC/Linux/Mac]

Total_War_Rome_II_coverL’histoire des Total War remonte à plusieurs épisodes, qui ont chamboulé les bases du jeu de stratégie. Au lieu de doucement planifier l’expansion de votre territoire et de sa gestion, ici on place la guerre au centre de tout. Levez vos armées, et contrôlez-les directement, sur le champ de bataille en temps réel, dans une mêlée titanesque où des milliers de soldats s’affronteront. Sortez les glaives, faites sonner les trompettes de la légion, direction l’Antiquité Romaine.

Total War, qu’est ce que c’est ? C’est un mélange entre un STR et un Wargame. En gros, vous jouez en deux phases : l’une sur la carte du monde où vous contrôlez votre territoire et vos villes. Vous pouvez alors effectuer diplomatie, recherche, construction, et recrutement, sur une carte au tour par tour. La deuxième phase où vous pouvez diriger votre armée directement sur un champ de bataille en temps réel, face à vos adversaires, et où le but est de mettre en déroute l’armée ennemie. Il ne s’agit pas de l’annihiler, mais de lui faire perdre suffisamment d’hommes pour écraser son moral et la faire fuir. Dis comme cela, ça à l’air simple, mais ça ne l’est pas !

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Tout commence par un tuto extrêmement bien fait où vous pourrez voir le début de l’expansionnisme de Rome en Italie, qui vous apprendra les bases du jeu. Une fois cette formalité complétée, à vous de voir qui vous souhaiterez incarner. Le but est très simple : Mener votre faction au contrôle quasi-total de l’Europe Antique. Et coté factions, on est servi.
Rome, Carthage, Egypte, Macédoine, Séleucides, Parthes, Bactrie, Celtes Gaulois (4 factions dans ce lot), Tribus des Balkans (trois de plus), états Grecs (Sparte, Epire, Athènes, Massilia et Syracuse), Tribus Ibériques, Nomades, Ibériques, Bretonnes, Germaniques… Y’a de quoi faire.

Un découpage en province.

La carte du monde est divisée en province : des régions plus ou moins grandes avec en général de deux à quatre villes (dont une est toujours fortifiée, la capitale). L’organisation se fait au niveau de la province, ce qui amène à gérer impôts, culture et constructions en fonction des autres villes sous votre contrôle.
Néanmoins il est rare de contrôler d’un coup tout une province, et des guerres seront nécessaires. Il sera alors important d’envoyer un espion dans l’autre ville (si vous avez axé vos villes sur la culture, il serait stupide de plonger votre empire dans la famine, si l’autre ville ne produit rien d’agricole). Mais le contrôle total d’une province permet de lancer des édits qui donneront alors des avantages importants, et vous permettra par la suite d’améliorer grandement votre province et ses défenses. L’ordre public, la corruption et les différences culturelles sont autant de facteurs à prendre en compte lors de vos conquêtes.
Vous devrez alors gérer vos bâtiments, pour bâtir une économie forte, tout en assurant le contrôle des ressources clés et empêcher la famine de ronger votre faction. Chaque bâtiment s’upgrade plusieurs fois, débloquant à chaque fois bonus… et malus ! Un bâtiment militaire avancé permettra de recruter des unités de grandes qualités mais il coûtera beaucoup de nourriture à l’entretien, par exemple.

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L’Armée.

Il vous faudra un général pour recruter des hommes, qui lui seront fidèles par la suite. Traversée des territoires et de la mer en un éclair, une manoeuvrabilité très souple fait de la gestion des troupes une chose aisée. Il faudra faire attention, car les bateaux de transports maritimes sont bien moins résistants que les flottes de guerre. Les armées, après les batailles peuvent bénéficier d’avantages conséquents sous la forme de traditions militaires (experts de siège par exemple). Mais vos généraux gagneront en pouvoir, et seront plus importants en politique. Nous y reviendrons.
Coté combat, on s’approche d’un STR dans sa plus belle forme. Recrutez vos unités via votre général en fonction des unités disponibles dans la province (via vos bâtiments militaires) et votre force s’améliorera chaque tour quand vous lancerez le recrutement d’une unité. Engagez alors votre armée en contact d’une ville ennemie ou d’une force hostile pour lancer la bataille en temps réel où vous devrez gérer vos unités manuellement. Ce qui implique des batailles à plusieurs milliers d’hommes contre autant, et c’est proprement épique et immersif. Le combat ne se résume pas à écraser son adversaire. La ‘vie’ d’une unité dépend de son moral : Une valeur qui dépend de la qualité d’une unité et de son expérience. Une unité de légionnaire romains sera bien plus dure à faire fuir qu’une régiment de tirailleurs légers. La bataille sera gagnée lorsque l’ennemi aura toutes ses troupes en fuite, ou écrasées.
Pour les sièges de ville, il est recommandé d’avoir des engins de sièges (Balistes, Scorpions…) qui serviront à anéantir les défenses comme les tours d’archers ou les murs d’une capitale. Il vous faudra alors capturer les points de la ville, ou faire fuir l’armée/garnison la défendant pour en prendre le contrôle. C’est difficile de vous décrire le fonctionnement de tout cela tant c’est bien fait et complet !…

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Diplomatie et Objectifs

Les objectifs du jeu sont très simple : établissez votre faction comme puissance majeure de l’europe antique, en prenant le contrôle des plus grandes régions du jeu et des plus importantes. Ce qui se traduit toujours par le contrôle de Rome, quelque que soit votre position de départ. Néanmoins vous pourrez établir une puissance militaire, économique, ou culturelle, se caractérisant chacune par des objectifs bien distincts.
C’est la que la diplomatie entre en jeu. Des partenaires commerciaux ne seront jamais superflus, et vous aurez besoin d’alliés fidèles à mesure que votre expansion vous attire les foudres du monde connus. Des alliés militaires compteront dans le décompte des objectifs du jeu, permettant une victoire sans raser forcément les propriétaires d’une province, qui peut alors servir de zone tampon entre vous, et vos ennemis. Il faudra alors diviser pour régner, et utiliser la technique connue ‘L’ennemi de mon ennemi’…pour établir des alliances inattendues et renverser le cours des choses.

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C’est un jeu qui me tient à coeur car il reflète ce que je considère comme le parfait exemple du jeu de stratégie, et je ne suis pas sur de rendre parfaitement ce qu’il contient.
Complexe, il vous fera prendre un malin plaisir à vous faire tirer les ficelles à chaque instant. Militairement, politiquement, diplomatiquement… Vous devrez alors prendre en compte tout les paramètres possibles pour vous assurez une victoire et établir une puissance qui tiendra jusqu’a… Attila !




Les Points Forts:

  • Exigeant et immersif
  • Contexte historique impeccable, accompagné de batailles historiques jouable
  • Multiples factions permettant de réécrire l’histoire à son gout
  • Batailles dantesques comprenant plusieurs milliers d’hommes, machines de guerre, cavalerie, chiens…
  • Système de micro/macro gestion impeccable : Economie, politique, recherche, armée…
  • Une armée de modeurs motivés pour customiser son expérience de jeu

Les Points Faibles:

  • Un arbre de recherche parfois peu clair
  • Un gameplay peut être trop exigeant pour les débutants qui devront s’accrocher

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